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Un essais de contribution à l'édification islamique...

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DHU-L-NUN AL MISRI - L’assistance divine

DHU-L-NUN AL MISRI

L’assistance divine

(Extrait du chapitre 11)

42. Sur la parole du Prophète :

« Invoquez avec assiduité :

« O Toi qui détiens la majesté et la magnificence » !


Sa’îd ibn ‘Uthmân a rapporté ceci : « J’ai entendu Dhû-l-Nûn dire :
« Il y a trois signes de l’assiduité (ilzâz) auprès de Dieu :
- c’est vers Lui que l’on s’échappe de toute chose,
- c’est à Lui que l’on demande toute chose, et
- c’est sur Lui que l’on compte à chaque instant. »

43. La retenue et la pudeur à l’égard de Dieu (hayâ’)


Selon la même source, Dhû-l-Nûn a dit :
« Il y a trois signes de la retenue :
- on pèse ses mots avant de parler,
- on évite ce dont on aurait à s’excuser ensuite,
- on s’abstient de répondre à l’impudent par mansuétude à son égard. »

A citer également dans ce chapitre, et toujours d’après Sa’îd ibn ‘Uthmân, les paroles suivantes de Dhû-l-Nûn :
« En ce qui concerne la pudeur à l’égard de Dieu, elle implique ce qu’a dit l’Envoyé, à savoir : - - qu’on n’oublie pas les cimetières et la décomposition des corps,
- que l’on soit vigilant à l’égard de la tête et de ce qu’elle contient (c’est-à-dire les facultés et les organes des sens, pour ne pas en faire un mauvais usage), et
- que l’on délaisse la vaine parure de ce bas monde »

Muhammad ibn ‘Abd al –Malik a rapporté ceci : « J’ai entendu Dhû-l-Nûn dire :
« La pudeur, c’est avoir dans le cœur un sentiment de respect mêlé de crainte (hayba) et accompagné de la répugnance (ou honte) pour le comportement que l’on a eu antérieurement envers le Seigneur. »

44. L’amour (du prochain) en Dieu (al-Hubb fî-llâh)

et la compagnie (suhba)

Selon Sa(îd ibn ‘Uthmân, Dhû-l-Nûn a dit :
« Il y a trois signes de l’amour (du prochain) en Dieu :
- on donne généreusement par pure affection,
- on se dépouille de sa volonté propre au profit de celle d’un frère par abnégation,
- on partage avec lui ce qui lui est agréable ou désagréable en vertu de la solidité des liens que l’on a noués avec lui. »

Selon ‘Abd al-Karîm ibn Hawâzin –Quchayrî), Dhû-l-Nûn a dit :
« Que tes relations avec Dieu ne soient que conformité (à Sa volonté), que ton commerce avec les créatures ne soit que bons conseils, que tes rapports avec ton âme charnelle ne soient que pour la contrecarrer, et que ton contact avec le Démon ne soit que guerre déclarée. »

Selon la même source, quelqu’un avait demandé à Dhû-l-Nûn qui il devait prendre pour compagnon, et sa réponse avait été :
« Celui qui te rendra visite quand tu seras malade, et qui te pardonnera quand tu commettras une faute. »

Yûsuf ibn al-Husayn a rapporté ceci : « J’ai entendu Dhû-l-Nûn dire :
« c’est dans la compagnie des serviteurs parfaits que la vie est satisfaisante, et tout le bien est rassemblé dans un compagnon plein de vertu ; s’il t’arrive d’oublier (Dieu), il te Le remet en mémoire et si tu te souvent de Lui, il t’encourage. »

45. La loyauté spirituelle ou la sincérité (sidq)

Yûsuf ibn al-Husayn a rapporté ceci : « J’ai entendu Dhû-l-Nûn dire :
« La sincérité est le sabre de Dieu sur terre ; où qu’elle soit appliquée, elle ne peut que trancher. »

Selon la même source, Dhû-l-Nûn a dit :
« Le simulateur montre un état qui n’est pas le sien, tandis que l’homme sincère ne se soucie pas de la catégorie dans laquelle on le situe. »

Selon Abû’Uthmân Sa(îd ibn ‘Uthmân, Dhû-l-Nûn a dit :
« Il y a trois signes de la sincérité :
- l’attachement aux êtres loyaux,
- la sérénité sous le regard des hommes clairvoyants,
- l’absence de toute appréhension à l’égard de la connaissance que pourraient avoir les autres de ce que l’on pense, parce que l’on se maintient dans la vérité, intérieurement et extérieurement, pour avoir donné la préférence (îthâr) au Seigneur des Mondes. »

46. Le respect des règles et des convenances (adab)

A Mossoul, la fille de « La Couronne de l’Islam » Abû Abd Allâh ibn Khamîs nous a rapporté d’après son père les deux sentences suivantes de Dhûl-l-Nûn l’Egyptien :
« Quand le novice (murîd) cesse de pratiquer le respect des règles, il retourne là d’où il était venu. » Et :
« Chez celui qui possède la connaissance, le respect des convenances est supérieur à tout autre, parce que c’est Celui qu’il connaît qui éduque son cœur. »

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